Thermo-ablation d'adénome surrénalien

Destruction d'une tumeur de la glande surrénale par voie percutanée, sous guidage scanner.

Traitements de l'hypertension artérielle

Thermo-ablation d'adénome surrénalien

Synonymes : ablation percutanée de tumeur surrénalienne, radiofréquence surrénalienne

Contexte et indications

La thermo-ablation percutanée d'adénome surrénalien (par radiofréquence, micro-ondes ou cryo-ablation) est une alternative mini-invasive à la surrénalectomie laparoscopique pour le traitement des adénomes surrénaliens fonctionnels (syndrome de Conn, syndrome de Cushing, phéochromocytome dans certains cas sélectionnés) ou des métastases surrénaliennes isolées.

Elle est particulièrement indiquée chez les patients à haut risque chirurgical, avec des comorbidités significatives, ou pour les tumeurs de petite taille (< 4-5 cm).

Bilan préalable

Le bilan comprend un scanner ou IRM surrénalien, un bilan hormonal complet (cortisol, aldostérone, rénine, catécholamines urinaires, DHEA-S), un AVS si hyperaldostéronisme, et un bilan de coagulation. Pour les phéochromocytomes, un blocage alpha-adrénergique préalable est indispensable.

Déroulement de l'intervention

Sous anesthésie générale et guidage scanner, une ou plusieurs aiguilles d'ablation sont insérées dans l'adénome par voie postérieure ou latérale. La technique est choisie selon la taille et la localisation : radiofréquence ou micro-ondes pour les lésions < 3 cm, cryo-ablation pour les lésions plus volumineuses ou proches de structures critiques (la marge de sécurité de la boule de glace est mieux visible). L'intervention dure 45 à 90 minutes.

Résultats et données scientifiques

Les séries publiées rapportent un taux de succès technique de 90-100 % et une normalisation hormonale dans 70-85 % des cas d'adénomes fonctionnels. Pour les métastases surrénaliennes isolées, le contrôle local est de 80-90 % à 12 mois. La thermo-ablation offre des résultats comparables à la chirurgie avec une morbidité moindre et une récupération plus rapide.

Risques et complications

Douleur locale (20-30 %), pneumothorax (5-10 % pour les abords postérieurs hauts), hypertension transitoire per-procédurale (surtout phéochromocytome), hématome rétropéritonéal (< 3 %). L'insuffisance surrénalienne post-ablation est rare si une seule surrénale est traitée.

Suites et récupération

Hospitalisation 24-48 heures pour surveillance. Contrôle hormonal à J1, J7, 1 et 3 mois. Scanner de contrôle à 1 et 6 mois.

Modalités pratiques

L'intervention est réalisée en courte hospitalisation. Elle est pratiquée par un radiologue interventionnel spécialisé, en coordination avec l'endocrinologue et le chirurgien.