Stenting de la veine cave supérieure

Mise en place d'un stent dans la veine cave supérieure pour traiter un syndrome cave supérieur (œdème du visage, gonflement des bras).

Vasculaire veineux

Stenting de la veine cave supérieure

Synonymes : stent de VCS, traitement du syndrome cave supérieur

Contexte et indications

Le stenting de la veine cave supérieure (VCS) est le traitement endovasculaire du syndrome cave supérieur (SCS), une urgence médicale causée par l'obstruction de la VCS. Les causes les plus fréquentes sont : le cancer bronchique (60-70 %), les lymphomes (10-15 %), les thymomes, les métastases médiastinales, et les thromboses sur cathéter central ou port-à-cath. Le SCS se manifeste par un œdème du visage et du cou, une dyspnée, une turgescence jugulaire et une circulation collatérale thoracique.

Bilan préalable

Le bilan comprend un scanner thoracique avec injection (extension de l'obstruction, thrombose associée), et une biopsie tumorale si le diagnostic histologique n'est pas encore posé (avant le stenting si possible).

Déroulement de l'intervention

Sous anesthésie locale et sédation, un accès veineux fémoral (le plus fréquent) est réalisé. Sous guidage fluoroscopique, un stent auto-expansible de gros calibre (12-16 mm) est déployé à travers la sténose/occlusion de la VCS. Une thrombolyse ou thrombectomie peut précéder le stenting en cas de thrombose aiguë associée. L'intervention dure 1 à 2 heures.

Résultats et données scientifiques

Le stenting de la VCS offre un soulagement rapide des symptômes (dans les 24-72h) dans 90-95 % des cas. Le taux de succès technique est de 95-98 %. La perméabilité à 6 mois est de 80-90 %. Les récidives sont traitables par restenting. Le stenting offre un soulagement plus rapide que la radiothérapie seule pour les SCS d'origine tumorale.

Risques et complications

Hématome au point de ponction (3-5 %), migration du stent (< 2 %), EP (< 1 %), perforation veineuse (< 0.5 %). Le stenting est considéré comme une procédure à faible risque même chez les patients gravement malades.

Suites et récupération

Hospitalisation 1-2 nuits. Soulagement symptomatique rapide. Anticoagulation +/- antiplaquettaire. Radiothérapie et/ou chimiothérapie de la tumeur causale en parallèle.

Modalités pratiques

L'intervention est réalisée en hospitalisation (contexte d'urgence). Elle est pratiquée par un radiologue interventionnel vasculaire, en coordination avec l'oncologue et le pneumologue.