Embolisation pré-opératoire de tumeur osseuse
Obstruction des artères nourricières d'une tumeur osseuse hypervasculaire pour réduire le saignement avant la chirurgie ou dans un but palliatif.
Embolisation pré-opératoire de tumeur osseuse
Synonymes : embolisation de tumeur osseuse hypervasculaire, embolisation palliative de tumeur osseuse
Contexte et indications
L'embolisation pré-opératoire de tumeur osseuse consiste à occlure les artères nourricières d'une tumeur osseuse hypervasculaire avant la résection chirurgicale, afin de réduire le saignement peropératoire. Elle est principalement indiquée pour les métastases osseuses hypervasculaires (rein, thyroïde), les tumeurs primitives hypervasculaires (tumeur à cellules géantes, hémangiome vertébral agressif, sarcome), et certaines tumeurs vertébrales nécessitant une résection étendue.
Bilan préalable
Le bilan comprend une IRM de la tumeur, un scanner avec injection (évaluation de la vascularisation tumorale), et la coordination avec l'équipe chirurgicale sur le planning opératoire (l'embolisation est idéalement réalisée 24-72 heures avant la chirurgie).
Déroulement de l'intervention
Sous anesthésie locale et sédation, un cathéter est introduit par l'artère fémorale. Sous guidage fluoroscopique, les artères nourricières de la tumeur sont identifiées par artériographie et cathétérisées sélectivement. L'embolisation est réalisée avec des particules calibrées (PVA, microsphères) et/ou des coils. Pour les tumeurs vertébrales, une attention particulière est portée aux artères radiculomédullaires (artère d'Adamkiewicz) pour prévenir les complications neurologiques. L'intervention dure 1 à 2 heures.
Résultats et données scientifiques
L'embolisation pré-opératoire réduit le saignement peropératoire de 40-60 % et la durée opératoire de manière significative. La transfusion sanguine est réduite ou évitée dans la majorité des cas. Pour les métastases rénales vertébrales, le bénéfice est particulièrement documenté avec une dévascularisation > 80 % dans la majorité des cas (Barton et al., Spine, 2014).
Risques et complications
Douleur locale (20-30 %), syndrome post-embolisation (fièvre, malaise : 10-20 %), embolisation non-cible avec ischémie nerveuse (< 1 %, surtout vertébral — risque principal), nécrose cutanée (< 1 %). Les complications majeures neurologiques sont rares avec un cathétérisme sélectif prudent.
Suites et récupération
Hospitalisation 1 nuit. Chirurgie planifiée dans les 24-72 heures suivantes pour bénéficier de l'effet maximal de l'embolisation.
Modalités pratiques
L'intervention est réalisée en hospitalisation, en coordination étroite avec l'équipe chirurgicale.
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