Ablation percutanée d'une récidive ganglionnaire
Destruction d'une récidive tumorale dans un ganglion lymphatique par voie percutanée, guidée par échographie ou scanner.
Ablation percutanée d'une récidive ganglionnaire
Synonymes : ablation de récidive ganglionnaire, thermoablation ganglionnaire
Contexte et indications
L'ablation percutanée de récidive ganglionnaire (cryo-ablation, RFA ou MWA) est proposée pour le traitement des récidives tumorales localisées au niveau de ganglions lymphatiques, lorsque la chirurgie est complexe (réopération dans un site déjà opéré) ou que le patient n'est pas candidat chirurgical. Les localisations fréquentes sont les récidives pelviennes (cancer du col, rectum), rétropéritonéales, médiastinales et cervicales.
Bilan préalable
Le bilan comprend un PET-CT (confirmation de l'activité métabolique et exclusion d'autres sites de récidive), un scanner ou IRM de la zone, une biopsie percutanée (si diagnostic histologique nécessaire), et une discussion en RCP.
Déroulement de l'intervention
Sous anesthésie générale et guidage scanner, une ou plusieurs aiguilles d'ablation sont positionnées dans le ganglion tumoral. La cryo-ablation est préférée à proximité des structures nerveuses (plexus sacré, nerf sciatique). Une hydrodissection peut protéger les structures adjacentes. La procédure dure 1 à 2 heures.
Résultats et données scientifiques
Les séries publiées rapportent un taux de contrôle local de 70-85 % à 12 mois pour les récidives ganglionnaires pelviennes et rétropéritonéales. L'amélioration de la douleur est obtenue dans 80-90 % des cas symptomatiques. Cette approche peut retarder ou éviter les traitements systémiques dans les récidives oligométastatiques.
Risques et complications
Douleur locale (20-40 %), neuropathie transitoire (5-10 %, si proximité nerveuse), hématome (< 5 %), infection (< 2 %). Le risque de lésion des structures adjacentes (uretère, vaisseaux) est minimisé par le guidage par imagerie et l'hydrodissection.
Suites et récupération
Hospitalisation 1-2 nuits. PET-CT de contrôle à 3 et 6 mois.
Modalités pratiques
L'intervention est réalisée en courte hospitalisation. Elle est pratiquée par un radiologue interventionnel oncologue.
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